Poème : confession

Poème écrit par un aidant.

 

CONFESSION

Ce matin, comme tous les matins,

Les imprévus s’entassent et crient

Vous considèrent comme un pantin

Qui exécute et sans cesse trie :

Chacun a donc son importance

Et doit se faire là, sur le champ.

Si j’avais la’polymembrence

D’un Vishnu du temps présent

Peut-être avec quelque nuance

Conviendrais-je à mon demandant.

 

J’attendais un représentant…

Et j’hésitais pour le menu…

Au jardin m’attendait manant

Pour planter fleurs comme prévu…

 

J’avais négligé la cuisine

Et c’est là, au dernier moment

Que ma malade se débine

Et refuse  le menu présent.

Je lui sers pourtant sa portion

Qu’elle écarte avec insistance…

Quand j’ai fini ma collation

Je la laisse dans son abstinence :

J’ai la rage en ébullition :

Toute faute mérite pénitence !

 

Et je vous fais là, confession !

J’oubliais que la souvenance

N’existait plus dans sa raison

Alors me vint la repentance.

 

Quand je l’ai reprise dans mes bras,

C’est en sanglots qu’elle éclata :

J’étais un drôle de scélérat

Plein d’arrogance et cætera…

Toutes ces paroles sont là de moi

Je pouvais m’en mordre les doigts.

Pourrais-je jurer que jamais

Pareil forfait ne referais ?

J’espérais tant rester le maître

Des réactions qui pouvaient naître !

 

J’étais tout près du placement

J’entendais très fort prévisions

Qu’avait débitées Bien-pensant

Lorsque je lui dis mon option.

 

Voilà ma sœur, ce que j’ai fait

Et j’ai besoin de vous le dire

De vous détailler mon forfait

En prévision d’un avenir

Qui se présentera, c’est certain

Et que j’aurai à retenir

Avant que bientôt le Vilain

Ne vienne à nouveau me raidir,

Pour une broutille, un presque-rien

Qui me guettera à l’avenir.

 

Allez mon gars, poursuis ta route

Tu n’es plus seul, là, on t’attend :

Comme le grimpeur qui, lorsqu’il doute

Trouve un renfort au bord criant.

 


Posté par : Illustration du profil Equipe-Elea